Peut-on surmonter la peur du nucléaire ?

Analyse approfondie

février 13, 2020

Par Myrto TRIPATHI

Fondatrice et présidente des Voix du Nucléaire

Dans son rapport SR15 d’octobre 2018, le GIEC[1] souligne[2] le nécessaire accroissement de la part du nucléaire dans le mix énergétique mondial et avec lui le frein principal à l’atteinte de cet objectif, qu’est son acceptation sociale.

“The current deployment pace of nuclear energy is constrained by social acceptability […]. Though comparative risk assessment shows health risks are low […], and land requirement is lower than that of other power sources […], the political processes triggered by societal concerns depend on the country-specific means of managing the political debates around technological choices and their environmental impacts […].ˮ 

Des efforts sans précédent sont actuellement consacrés à mener la transition de l’humanité d’un modèle de civilisation à un autre, en l’espace d’une génération seulement. Lever les freins sociétaux au nucléaire, dont le rapport précité rappelle qu’ils reposent sur des perceptions erronées, devrait permettre des avancées rapides, conséquentes et sous-jacentes à d’autres gains. Alors que la suppression de ces freins devrait être une priorité, il n’en est rien ; ils semblent même exacerbés par ceux que l’on aurait cru en charge de les combattre.

Nous sommes quelques-uns, au sein de l’association Voix du nucléaire et ailleurs, à avoir choisi de nous atteler à cet enjeu titanesque qui nous semble consister avant tout à « informer » et que la plupart pourtant fuient. Nos enfants retiendront-ils de ce choix difficile à faire, que nous savions et que c’est pour cela que nous avons fait quelque chose ?

« Non mais, pensez-vous, vraiment, qu’il soit possible de faire accepter le nucléaire !? » Oui, je le pense.

Plusieurs réponses, toutes positives, peuvent et doivent être apportées à cette interpellation et chacune doit être considérée comme un terrain de jeu à investir, celui de la communication sur le nucléaire.

L’obligation de surmonter la peur

Avons-nous le choix ?

Il est légitime de commencer par se demander si nous « devons » faire l’effort de surmonter cette peur. Après tout, cela va représenter un effort à la hauteur de ceux consacrés par nos opposants pour la susciter. Et ils sont considérables.

Il fut un temps, pas si éloigné, où le nucléaire n’était qu’une option parmi d’autres pour assurer la production d’électricité ‒ chacune avec leurs avantages et leurs inconvénients ‒ et que seuls certains intérêts objectifs trouvaient utile de mettre en avant.

Il fut un temps où la peur du public n’était pas un frein à la décision, d’autant plus que celle-ci relevait de l’intérêt collectif.

Ces temps-là ne sont plus. Pour autant il nous faut adresser le problème, l’intégrer comme une donnée de notre environnement d’entreprise et pas simplement comme un inconvénient extérieur apporté par des illuminés irrationnels. Nous adaptons notre activité à la règlementation, au comportement de notre concurrence et aux attentes de nos clients. Nous devons prendre la peur du public et ceux qui la manipule en compte au niveau stratégique de conduite de l’entreprise parce que c’est là que se situe son impact.

Parce que la survie de la filière européenne en dépend, mais pas seulement.

Car le changement climatique et la pression exercée sur les ressources et les milieux naturels imposent le nucléaire comme étant la seule énergie en mesure de contribuer substantiellement au remplacement rapide, à l’échelle et là où les besoins sont les plus importants, des sources de production d’électricité issues des énergies fossiles. À l’heure où les enjeux du développement, de l’environnement et de la santé publique prennent une dimension universelle qui dépasse les conséquences économiques majeures dont ils sont la cause, se passer du nucléaire n’est plus une option viable.

Car la démocratie gagne en réalité : les citoyens ne fondent plus leurs décisions sur celles d’intermédiaires de confiance et votent seuls, en leur âme et conscience, ou du moins le croient-ils. Ce ne serait pas un problème, bien au contraire, si l’instrumentalisation idéologique et politique des sujets de sciences, que permet la confusion entre information et compréhension, ne venait détourner le processus démocratique de son objectif. Les canaux d’influence réglementaires et législatifs dédiés à une société civile, souvent homogène dans ses positions, représentative par décret sans l’être par nature, se multiplient et s’associent à une pression électorale croissante. La prise en compte du point de vue du grand public est désormais indispensable à la décision politique.

Or, confrontés à la crainte pour soi et les siens, les citoyens, dans le pire des cas, encouragent les marchands de peur, et dans le meilleur, dans le doute en fait, les laissent faire. Ils se replient sur la position la plus prudente : au choix, l’immobilisme ou le rejet.

Ainsi, malgré le fait que tous les présidents de la Ve République aient été pro-nucléaires, nous pénalisons volontairement et systématiquement un des socles sur lesquels se sont construites la prospérité de la nation et la qualité de vie de ses habitants, socle sur lequel s’appuie peut-être aussi l’avenir de la planète. Les opposants au nucléaire ont fait une brillante démonstration, à plusieurs millions d’euros par an, de la manière dont il était possible de forcer les élites à adopter une posture qu’elles ne partageaient pas, pour avoir omis d’y faire adhérer leurs propres donneurs d’ordre.

Nous devons faire en sorte que tous nos clients et ceux des donneurs d’ordre du nucléaire, c’est-à-dire les citoyens, se réveillent. L’information des citoyens doit être amplifiée pour compenser l’avance prise par le processus démocratique. Il est urgent de répondre à cette appétence nouvelle du grand public pour les sciences et techniques et de la nourrir, car d’autres le font à notre place.

En finir avec la communication sur le risque : dépasser la peur, mais surtout susciter l’intérêt, voire l’adhésion

Que les gens aient peur est compréhensible. Après tout, nous avons tous peur de beaucoup de choses : tomber malade maintenant ou plus tard, prendre l’avion, avoir un accident, etc. Le risque de l’accident est compensé par l’avantage de se déplacer, celui de l’intoxication par celui de se nourrir, de l’empoisonnement par celui de guérir, etc.

L’originalité de la peur du nucléaire est qu’elle ne semble pas maîtrisée, puisqu’elle prend le pas lors de la décision, alors qu’elle n’est pas intuitive mais le résultat d’une construction intellectuelle qui s’appuie sur des arguments, des images et des amalgames accumulés et entretenus.

La peur prend le pas parce qu’elle n’est pas contestée, mais surtout parce qu’elle n’est pas compensée.

L’enjeu ne réside pas dans la réduction de la peur, par exemple par la recherche de la perfection au détriment des instruments de la maîtrise. L’enjeu réside dans la compensation de la perception du risque par les bénéfices induits. Vaut-il la peine d’être pris ?

En France, en 2019[3], 86 % des jeunes adultes pensent que le nucléaire contribue au réchauffement climatique qu’ils placent au premier rang de leurs préoccupations. 70 % pensent que c’est une énergie chère, alors que pour 63 % d’entre eux, un prix bas de l’électricité constitue la priorité. Lorsque finalement 26 % pensent que les énergies renouvelables suffiraient à répondre à la demande, la prise de risque, même faible, devient dès lors inutile. L’esprit humain applique un calcul de probabilité intuitif simple qu’il s’agit d’inverser : le nucléaire, aux yeux des Français, ne présente pas des avantages à même de compenser ses risques supposés.

L’autre intérêt majeur d’aborder le nucléaire sous l’angle de ses bénéfices est qu’il n’est en lui-même un sujet qui ne passionne… que nous, les professionnels et sympathisants du secteur. Les citoyens ne s’intéressent ni à l’objet ni à son fonctionnement. En revanche, ils s’intéressent, et beaucoup, à ce qu’il leur apporte.

Une réalité très éloignée de la perception que les Français en ont

La capacité de l’énergie nucléaire à cocher (presque) toutes les bonnes cases présente un défi supplémentaire : comment ne pas être « trop » positif pour être crédible sur une énergie parée des pires défauts, sans mentir… Il faudrait ne jamais commencer une discussion en parlant de Fukushima, alors que nos interlocuteurs ne souhaitent parler que de ça ! Nous ne pouvons quand même pas inventer des morts là où il n’y en a pas.

Non seulement les bénéfices associés à l’énergie nucléaire sont peu connus, parce que l’on communique peu sur eux, mais, plus grave, ils sont devenus tabous.

Le « bénéfice nucléaire » est un sujet plus tabou que le « risque nucléaire ».

Faites vous-même l’exercice. Lors d’un dîner, communiquez sur les risques du nucléaire et, lors d’un autre, sur ses bénéfices. Voyez quelle est la proportion des questions versus celle des propos de contestation que vous susciterez et le temps que vous tiendrez sur ses bénéfices sans en aborder les risques. De quoi est-il plus facile de parler ? Que faisons-nous le plus ?

Pourtant, un des exercices majeurs de communication au sein de la filière consiste à expliquer comment expliquer… le risque nucléaire. Beaucoup plus rare est le temps consacré à développer les techniques pour en faire admettre les bénéfices.

Des messagers institutionnels inaudibles, mais des soutiens indispensables d’une nouvelle expression citoyenne

Ce sont les citoyens qui aujourd’hui créent l’innovation autour de ce champ de ruines qu’est la communication sur le nucléaire, que quelques acteurs institutionnels occupent encore avec courage et même résilience. C’est que dans un espace médiatique saturé par les arguments des opposants du nucléaire, ils ont fini par endosser le caractère indéniable des faits. Quelques citoyens, détenteurs d’une information dont les autres ne disposent pas, ont réalisé qu’une information juste et complète sur le sujet constituait le fondement premier du droit de vote et du libre arbitre qu’ils se devaient de réclamer pour eux et pour les autres. Ces citoyens, connaisseurs de la filière parce qu’ils en sont ou en ont été les acteurs ou en sont des sympathisants éclairés, se posent donc aujourd’hui en lanceurs d’alerte.

Et qui mieux que des citoyens pour trouver les mots pour communiquer aux autres citoyens l’impensable devenu inaudible ? Que le nucléaire n’est pas le coupable idéal ? Non pas communiquer pour expliquer mais pour rendre souhaitable, pour intégrer une information dans le raisonnement et dans les préoccupations de « l’autre ».

Les citoyens sont tellement sur-sollicités et échaudés, la désinformation et la défiance tellement diffuses et intégrées au corpus de connaissances communes, que toutes les contributions doivent être mobilisées. Ils ne croiront plus personne d’autre que ceux qu’ils se sont choisis, et tout particulièrement leurs semblables, nous devons donc tous nous y mettre. Je dis bien : tous, dans notre diversité, avec nos imperfections, au plus près des gens et dans un esprit de solidarité.

Ils sont aussi plus enclins à croire ceux qui bénéficient déjà du nucléaire à condition que chacun ne s’exprime que sur des questions où son expertise le rend pertinent : un climatologue en faveur du caractère décarboné, un travailleur de l’industrie en faveur de la fiabilité de la fourniture, un oncologue en faveur de la limitation des particules, etc. ; sans attendre d’eux qu’ils s’expriment sur notre métier, mais bien sur le leur.

Il n’est pas non plus question de laisser qui que ce soit y aller seul : l’ostracisme touchant les expressions positives à l’égard du nucléaire est tel qu’il est nécessaire de reconnaître l’enjeu qu’il recouvre et soutenir ceux qui acceptent d’être mis au pilori. Mais taisons-nous et quelles raisons aurait qui que ce soit de promouvoir une industrie qui hésite à prendre sa propre défense ? Il faut faciliter la tâche de ceux qui investissent le débat en y prenant part à notre tour. L’industrie pose les arguments dont elle détient les éléments et les preuves, chacun n’a « qu’à » corroborer ce qu’il veut, et peut, dans son domaine de compétence.

Solidarité et même bienveillance, finalement, doivent être considérées comme indispensables entre les preneurs de parole. L’exercice est difficile, et même ingrat. Mais il est peut-être encore plus dur de passer pour un conspirationniste lobbyiste auprès des gens que l’on aime et que l’on côtoie, de ceux avec qui on travaille ou devant ceux auprès de qui on a construit une crédibilité, d’autant plus quand on pense être soi-même un partisan de la pensée rationnelle et scientifique.

Aux origines de la peur

Le nucléaire est une industrie comme les autres

Des années à se confronter aux interrogations du public, à portée de main et de voix, à rechercher des réponses ailleurs que dans une technique difficilement maîtrisable intégralement pour un individu seul, poussent à développer le sens de la remise en perspective et en contexte de façon systématique. Cette pratique enseigne deux choses fondamentales : 1) le nucléaire est une industrie comme les autres ; 2) la perfection n’existe pas.

Le nucléaire ne se distingue en rien des autres industries. Pas une caractéristique qui ne lui soit reprochée qui ne trouve son équivalent ou son maître ailleurs : durée de vie et toxicité des déchets, images de son utilisation à des fins destructrices, pollution, scandales, durée et coûts de construction, accidents, territoires impactés, immatérialité de la radioactivité, complexité de la science, difficultés à communiquer, imbrication avec l’État, manque de coolitude. Tout est douloureusement commun. Rien n’est exceptionnel, y compris cette énumération. Aura-t-on fait preuve d’orgueil à laisser entendre, voire à croire nous-mêmes que le nucléaire était si exceptionnel, que tout à son propos l’était également ?

Si l’industrie nucléaire a rendu l’expression de ses propres bénéfices et avantages tabous dans ses rangs mêmes, c’est qu’elle s’est laissé convaincre par son propre mythe. L’autoflagellation a nourri le mutisme qui a, à son tour, alimenté le doute et la suspicion qui ont eux-mêmes nourri le mythe et l’autoflagellation, etc. Ensemble, ils auront suffisamment influencé l’industrie, sa vision d’elle-même, ses procédés et son environnement, pour l’entraîner vers l’autoréalisation progressive de la prophétie émise par ses opposants d’un nucléaire inconstructible.

La peur du nucléaire est fabriquée, elle est entretenue, et un champ trop libre lui est laissé pour se propager, s’enraciner et s’épanouir. Elle n’est en aucun cas insurmontable, comme la preuve en a été apportée historiquement et régulièrement. Il ne faut pas y répondre, il faut lui faire opposition.

Les Français se préoccuperaient peu du nucléaire si on ne les enjoignait pas constamment de le faire

Le nucléaire a des opposants puissants et des supporters timides.

Pointer les responsabilités est un exercice difficile et délicat tant le panorama n’en a jamais été exhaustivement établi. Mais faisons l’exercice de nous interroger sur ceux qui pourraient avoir un intérêt à susciter cette peur et à quel niveau pourrait se situer leur motivation.

Une première brique de raisonnement consiste à prendre conscience du fait que de toutes les applications de l’énergie nucléaire, seule la production d’électricité semble être incriminée. Agroalimentaire, santé, espace, industrie et même Défense sont, au pire, frappés de désintérêt, et au mieux, plébiscités. La production d’électricité d’origine nucléaire n’apporte pourtant pas moins de bénéfices et ne génère pas plus de risques que les autres applications civiles de celui-ci.

Elle a des concurrents objectifs, comme les énergies fossiles, qui ont influé sur les fondements de notre civilisation occidentale et sur les rapports de force économiques, géopolitiques, militaires et financiers qui la constituent. Le charbon a été à la base de la révolution industrielle et conséquemment de la prise de pouvoir de l’Occident sur le monde ; les pétroliers ont « fait » l’Amérique (qui, à son tour, a façonné le monde dans lequel nous vivons) ; des guerres à leur propos ont été faites, leur absence a mis fin à d’autres.

Puis arrive l’énergie nucléaire. L’expression too cheap to meter[4] a peut-être concerné la fusion plutôt que la fission, mais elle traduit une réalité : celle d’un coût financier, environnemental et humain faible de la production d’un kWh nucléaire comparativement à celui des autres sources d’énergie.

Peu importe que la matérialisation de cette vision prenne du temps : dans les années 1960, donc bien après l’utilisation de la bombe atomique, la perspective d’une source d’énergie quasi illimitée faisait du nucléaire une énergie porteuse d’espoir pour les uns, et de la possible fin de l’histoire pour les autres. Cette vision a dû sembler à l’époque, et depuis, suffisamment réaliste à l’industrie des énergies fossiles pour qu’elles soutiennent des campagnes dénigrant le nucléaire auprès du grand public[5].

Une pratique normale de la guerre commerciale

Aujourd’hui, la filière nucléaire n’est plus plébiscitée par l’opinion et ne semble plus représenter la menace d’antan. Pourtant la pression sur les énergies fossiles continue de s’accentuer : la réalité physique, renchérie par l’émergence des critères environnementaux, confirme la capacité du nucléaire à concurrencer sérieusement les énergies fossiles.

Cette vision a également semblé réaliste à un autre mouvement qui s’est cristallisé autour des conclusions du rapport Meadows publié en 1972 par le Club de Rome et qui a fondé l’écologie politique sur les limites de la croissance[6]. Ce rapport soulignait, pour la première fois, la pression exercée sur la planète par la croissance économique et démographique. Néomalthusiens, défenseurs de la nature et des grands espaces, partisans de la sobriété, certains avec des moyens considérables, se sont réunis dans leur opposition au nucléaire. En plein mouvement de décolonisation, son potentiel d’énergie illimitée constituait de leur point de vue un des moyens, de cette vague démographique qu’ils craignaient, de se réaliser.

Qu’importe que depuis l’humanité ait prouvé que l’élargissement de l’accès à l’énergie accroissait le niveau des indices de développement[7] et, qu’à leur tour, ceux-ci contribuaient à la stabilisation démographique et à la conscientisation environnementale : le mal est fait. Les héritiers des fondateurs de l’écologie actuelle ne veulent plus savoir d’où leur vient leur conviction antinucléaire, et ce d’autant plus que celle-ci fonde aussi, pour certains, leur identité en tant qu’individu et en tant que groupe.

Une fois le coupable désigné par ces deux courants majeurs aux profondes ramifications, le train est lancé. L’instrumentalisation de la bonne foi sincère et de la contradiction utile achève d’égrener les arguments antinucléaires dans toutes les composantes de la population et de les recouvrir du vernis de la respectabilité.

La saturation de l’espace médiatique, l’absence d’information contradictoire jusque dans les centres du savoir et de la culture populaire, l’instrumentalisation politique sont tels que les arguments des antinucléaires sont devenus, pour la grande majorité de la population, y compris les scientifique et les pro-nucléaires, des faits.

Au-delà de son impact direct et concret sur l’industrie, cette désinformation volontaire et massive menace surtout l’exercice démocratique et le droit du peuple à disposer de lui-même, au moment où ses choix impactent non seulement « l’autre » mais aussi les générations suivantes, comme rarement auparavant dans l’Histoire.

Il devient alors difficile de ne tomber ni dans le conspirationnisme ni dans l’autoflagellation et d’autant plus indispensable de se souvenir que s’il peut être du mauvais côté de la société, le nucléaire est aussi du bon côté de l’Histoire. Et que nous ne sommes pas là pour la laisser réécrire.

Téléchargez cet article dans sa version PDF tel qu’il a été publié dans Les Annales des Mines N°97 (janvier 2020) en cliquant sur ce lien Annales des Mines Nucléaire Myrto Tripathi

[1] Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.

[2] IPCC SR15 report 2018 ‒ Chapter 4, 4.3.1.3 Nuclear energy, rapport spécial sur les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1,5°C (www.ipcc.ch/sr15/report)

[3] Sondage BVA réalisé pour Orano en avril 2019, « Les Français et le nucléaire, connaissances et perceptions ».

[4] En 1954, Lewis Strauss, président de l’Atomic Energy Commission, s’adressait dans un discours à des écrivains scientifiques, p. 9, https://www.nrc.gov/docs/ML1613/ML16131A120.pdf

[5] Le 19 novembre 2007, en Australie, la Construction, Forestry, Maritime, Mining and Energy Union (CFMEU) a financé la publicité suivante dans le Courier Mail (bas de la page 21), https://letthefactsspeak.org/

[6] “The Limits to Growth, A Report for The Club of Rome’s Project on the Predicament of Mankind”, (1972), MEADOWS Donella H., MEADOWS Dennis L., RANDERS Jorgen & BEHRENS III William W., Universe Books, ISBN 0-87663-165-0, http://www.donellameadows.org/wp-content/userfiles/Limits-to-Growth-digital-scan-version.pdf

[7] “Access to electricity versus poverty levels”. Source: adapted from World Bank, 2011a; IEA, 2008. Appearing in Energy, Poverty and Development Figure 2.7, http://www.iiasa.ac.at/web/home/research/Flagship-Projects/Global-Energy-Assessment/GEA_Chapter2_development_hires.pdf

Published by Thomas Thor

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