« Exploiter notre connaissance inégalée des rayonnements ionisants pour le bien commun de l’humanité »

Avis professionnels

February 4, 2021

 

En tant que Directeur Général en France et Allemagne de la société Mirion Technologies et président de la division Radiation Monitoring Systems, Loïc Eloy a fortement contribué à la gestion au quotidien de la crise COVID. Co-responsable de la task force composée d’une dizaine d’experts et chargée d’élaborer la réponse de Mirion à la crise COVID, Loïc a participé à l’encadrement de 1 600 employés dans toute l’Europe et l’Asie, tandis qu’une autre équipe s’occupait des États-Unis. Son implication ainsi que celle de tous les collaborateurs du groupe a permis de protéger la santé du personnel ainsi que de la société. Depuis le début de la crise sanitaire, personne n’a perdu son emploi en raison de la crise, et une minorité de personnes a été quelques semaines en chômage partiel. « C’était une période intense, mais intéressante : tout était nouveau », ajoute-t-il. « Cela a vraiment permis de renforcer les liens entre les collaborateurs ». « Nous avons pu compter sur l’engagement sans faille de nos employés ce qui au final nous permet de sortir grandi de cette crise »

Développer notre réponse à la crise est un projet d’importance vitale, qui requiert pour Loïc les mêmes compétences et qualités que d’autres projets auxquels il a participé, à une autre échelle bien entendu. Sa carrière dans la gestion de projets a démarré chez Siemens, où il a d’abord travaillé sur le réseau de métros de Mexico après avoir suivi un MBA sur place. Il a ensuite déménagé à New York pour participer à un projet de plusieurs centaines de millions de dollars pour la rénovation du métro avant de partir en Allemagne pour rejoindre le service audit de Siemens, où il a eu la chance d’auditer diverses filiales dans le monde et de travailler sur une multitude de projets et d’activités. « Une fois que vous avez géré un projet de grande envergure, la méthodologie à appliquer pour les suivants est très souvent la même ».

Loic fait d’ailleurs un parallèle entre le rôle de chef de projet et la gestion d’une entreprise. « Beaucoup de sujets sont communs tels que la gestion humaine, la gestion opérationnelle (ingénierie, fabrication, qualité), la gestion financière, contractuelle et juridique. Cependant, au quotidien, l’expérience est toujours nouvelle et c’est ce qui rend les choses si intéressantes. »

Loic s’est ensuite tourné vers le nucléaire avec un retour en France en 2008. Chez Areva, il a travaillé sur les trois projets de nouvelles constructions de centrale nucléaire – Olkiluoto 3, Flamanville 3, Taishan 1 et 2 – qui ont représenté « un vrai défi ». Il a ensuite géré les négociations pour la vente de l’EPR avant de se charger du projet de conception de son successeur, connu aujourd’hui sous le nom d’EPR2.

Après sept ans chez Areva, Loïc est passé dans sa filiale, Canberra, spécialisée dans l’instrumentation nucléaire. L’entreprise vendue en 2016 a fusionné avec Mirion Technologies. « J’étais d’abord chargé de l’intégration des ventes, puis je suis devenu vice-président d’une division. Et maintenant, j’ai l’honneur de diriger la division Radiation Monitoring Systems. »

La division que dirige Loïc génère 100 millions de dollars de revenu et emploie plus de 400 personnes à travers le monde. Des collaborateurs extrêmement compétents et fiers de participer à la mission de Mirion. Ses produits et leur fiabilité sont essentiels aux opérations de centrales nucléaires dans une vingtaine de pays.

La mission de Mirion Technologies est : « d’exploiter notre connaissance inégalée des rayonnements ionisants pour le bien commun de l’humanité. » Pour Loïc, il s’agit de « protéger et guérir les gens », et parmi tous les postes qu’il a occupés jusqu’à présent, soutenir cette mission durant la crise COVID-19 a été son rôle le plus gratifiant.

Au-delà de la crise actuelle, protéger les gens est plus qu’une déclaration d’entreprise. Pour Loïc : « laisser une planète plus propre à mes enfants est le but ultime, et le nucléaire fait partie de la solution. Pour moi, la production d’électricité décarbonée grâce à la technologie nucléaire fait partie de la réponse au réchauffement de la planète. Le nucléaire, tout comme les énergies éolienne et solaire, doit faire partie du bouquet énergétique et rapidement remplacer le charbon. »

With 16 years of communication experience in the international nuclear industry, Jeremy supports clients who want to humanise nuclear energy and improve its public image so that it can play a full role in human development and environmental protection.

Jeremy Gordon
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